Tellement d'émotion. J'ai du mal à écrire.

Nous avons pris le train à 1h39 du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, et sommes arrivés à 7h30, après une nuit à peu près correcte dans le compartiment que nous avions squatté (vivent les sièges inclinables des voitures à compartiments des trains autrichiens). Gare Venise Santa Lucia. On sort de la gare et on tombe directement sur le Grand Canal. J'avais une grosse boule au ventre. Venise... Venise... C'était un rêve, je croyais que de toute ma vie je n'aurais jamais l'occasion d'y aller, et j'y étais, et nous y étions ! Et qu'est-ce que c'était bien !

Mais je vais essayer de raconter...
Nous sommes donc arrivés très tôt, dans la brume. C'était fantomatique. Venise en hiver. Nous avons jeté notre valise à l'hôtel, tout près de la gare, puis sommes partis à l'aventure. Nous avons traversé le pont (Ponte dei Scalzi) qui se trouve en face de la gare et ensuite, nous avons déambulé, entre ruelles et canaux, petites places et puits... C'est assez indescriptible. Chaotique, décrépi, beau... tout cela à la fois. Une atmosphère avant tout, et beaucoup d'émotion. Et puis les ruelles de Venise après la médina de Marrakech, c'est facile finalement ;) Il y a d'ailleurs un petit côté oriental qui renouvelle le gothique, c'est assez étonnant (je sais, j'utilise beaucoup ce mot, mais la capacité à l'étonnement, à l'émerveillement, n'est-elle pas indispensable ?).
Nous avons pris le petit dej' dans un café (Cioccolata pour tous les deux, hummm), déambulé un peu dans Santa Croce (il y a 6 quartiers à Venise), puis sommes rentrés prendre possession de notre chambre. Ensuite, direction au pifomètre, c'est-à-dire que nous avons traversé Cannaregio (quartier du Nord) de part en part, en faisant moults détours (tiens, cette ruelle a l'air sympa, tiens, qu'est-ce qu'il y a par là ?), d'émerveillement en émerveillement, pour atterrir un peu avant cinq heures Place Saint-Marc. Entre temps, nous avions traversé quelques ponts (si Venise est plate, le nombre de marches que nous avons montées et descendues est incalculable (c'est une ville où tout se fait à pied, mission galère pour les poussettes et les courses), mangé un bout (de bonnes pâtes maison, et un dessert au chocolat inconnu : une truffe ?), pris quelques photos, et gagné le soleil ! Nous sommes ensuite rentrés par des chemins détournés à travers San Marco (bon OK, il ne fallait pas traverser le Rialto...) et Cannaregio. Au passage, nous avons visité la Poste centrale, qui occupe un énorme bâtiment sur le Grand Canal, lequel appartenait à la communauté des marchands allemands de Venise. On a pu y monter dans les galeries du premier étage pour admirer la cour intérieure du haut, et siroter une flûte de champagne : il y avait un vernissage, apparement une exposition d'oeuvres d'élèves d'une école d'art, couplé à une manifestation philatélique. Merci la Poste ! Ensuite, après un petit dîner , nous sommes rentrés nous coucher bien fourbus... On n'avait pas beaucoup dormi et on avait fait quelques kilomètres.

La suite demain ?