Voilà. Je m'y attelle enfin. Attention les yeux ! Je vais essayer de ne pas être trop laborieuse.

Pour la première fois, bien que le promettant à chaque voyage, j'ai fait un carnet. Et heureusement ! Noté tout ce que l'on a fait plus ou moins au fur et à mesure, et puis mes impressions. Ca va m'être bien utile ! Et puis... je vous mets les photos en même temps, comme ça, ça sera plus parlant.

Je suis donc partie le 1er mars d'Innsbruck. Un taxi-navette est venu me chercher, avec ma copine la grosse valise, et, ô quelle preuve de confiance !, le Canon du Vincent autour du cou. Il a plu tout le trajet jusqu'à Munich. Le chauffeur conduit comme un cinglé (enfin, tous les chauffeurs de cette boîte. Ils sont toujours à l'heure, il paraît...) : accélération au feu orange, collé à 30 cm de la voiture de devant, etc... Il ramasse des passagers éparpillés dans la campagne entre Innsbruck et Munich.
Arrivée à Munich, j'ai passé la multitude de contrôles de papiers, de bagages, de sécurité divers et variés, en tout, plus d'une heure de bazar.

Ensuite... ce fut parti pour remonter le temps ! Mon premier vol transatlantique !!! L'avion était à moitié vide, donc, je n'avais personne à côté de moi : c'était donc très confortable. Et comme le vol dure... très longtemps : on a droit à un oreiller et à une couverture. C'est très appréciable (pour ne pas dire vital !). J'étais très excitée et ai passé mon temps à regarder par le hublot (l'avantage d'arriver tôt à l'aéroport, c'est qu'on peut avoir un hublot !) : l'Allemagne, la France, l'Angleterre puis... l'Irlande et enfin... l'Atlantique. La mer, l'Atlantique ! Changer de continent, comme ça, si simplement ! C'est une sensation extraordinaire. A cela, s'ajoute le jour sans fin, puisqu'on vole vers l'Est : on remonte les fuseaux horaires : le coucher de soleil est toujours repoussé.

Puis... Terre !!! Le Canada !!! L'immensité gelée et désertique. Trop beau. Extraordinaire. Immensité plate. Des forêts, des lacs, des rivières aux méandres immenses...

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On a ensuite survolé les grands lacs (à moins que ce ne soit l'embouchure du Saint-Laurent : je ne suis pas sûre), en partie gelés.

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J'ai aussi vu des bancs d'iceberg : petits points blancs sur l'immensité bleue (rien à voir avec la photo ;)).

Puis vint ensuite la côte Est, qu'on a longuement longée, à la lueur de ce soleil de fin d'après-midi. Puis l'atterrissage sur la planète Mars, à Philadelphie.

Ensuite, ça c'est quelque peu compliqué... J'ai attendu pratiquement une heure pour passer l'immigration (c'est-à-dire : "pourquoi vous venez", vérification du passeport à puce, photo webcam, prise des empreintes) et j'ai loupé l'avion pour Denver. Argh !!! Commença alors un périple improbable : nuit dans un terminal presque désertique, embarquement à 4h30 dans un vieux coucou d'Air Wisconsin (avec des sièges datant de la seconde guerre mondiale et un seul steward accroché à la porte menant au poste de pilotage, qui n'arrêtait pas de causer), qui a décollé avec deux heures de retard car le gel bloquait les ailes, atterrissage à Charlotte, en Caroline (terre rouge et marécages à l'eau marron ou rouge, cultures jaunes... un tout autre décor !), course dans l'aéroport pour avoir de justesse l'avion pour Denver. Arrivée enfin à Denver, où bien sûr, ma valise n'était pas arrivée (mais j'ai pu la récupérer une heure plus tard, venant directement de Philadelphie). Vincent m'avait réservé une navette jusqu'à un parking dans la montagne. Traversée de la banlieue de Denver : on voit au loin le District Center et ses gratte-ciel. Impressionnant ! Plaine sans fin, toute plate, à perte de vue. Puis d'un coup, d'un seul, la montagne. Un col à 4000 mètre, la neige, beaucoup de neige, le froid, le vent, beaucoup de vent, un mouflon sur le bord de la route. Puis... le terminal routier et !!! Enfin !!! Vincent et notre nouvelle ami : la Kia Rio à boîte automatique. Bienvenue aux US !!!