Ouh la la... Dans une semaine, on repart pour de nouvelles aventures ! Faut que j'accélère la cadence... Et pis... vous en avez peut-être marre de l'Amérique, déjà !

Alors... en finissant mon thé, et avant d'aller faire une petite balade kinésithérapeutique, je vous fais part de quelques impressions voyagesques.

En Amérique, tout est plus grand : les distances bien sûr (en plus, pour mieux fausser les impressions, elles sont indiquées en miles), les espaces, mais aussi les camions (3 remorques !), les voitures (le premier prix du loueur est déjà une berline), les parts de bouffe (une assiette serait chez nous pour 3 personnes), et donc... les gros, pardon, les personnes de corpulence impressionnante...

Les USA, c'est aussi le pays où on devient rapidement parano. Il faut, paraît-il, verrouiller en permanence les portes de la voiture. Avant de prendre de l'essence, il faut toucher du métal pour se décharger de l'électricité statique, la nourriture n'est pas concevable sans additifs, la voiture a 200 alarmes (porte, ceinture, clefs, phares...) A l'entrée des supermarchés, il y a du désinfectant pour les poignées des paniers et des chariots. Dans les toilettes, il y a du désinfectant pour les sièges (bon, admettons) et tout est électronique. Il y a des machines partout (ça en fait des parts de marché, tout ça !). En Europe, on connaît les robinets qui fonctionnent avec une cellule photoélectrique (même si c'est souvent la lutte pour avoir de l'eau, ou alors, il n'y a que moi qui n'y arrive pas). Ici, les distributeurs de savon ou d'essuie-main, les séchoirs, sont aussi avec des cellules. Il y a parfois un distributeur de couvre-sièges, également électronique. La chasse d'eau est aussi le plus souvent électronique. La première fois, on la cherche désespérément, la deuxième fois, ça va. Ensuite, on reste bien figé sur le trône, pour ne pas déclencher malencontreusement la chasse !

Le domaine "ordures" est à l'avenant. Alors que la génération des déchets est impressionnante, le seul tri est celui des canettes en aluminium. Tout le reste est jeté pêle-mêle. Il y a tellement de place ! Et c'est d'autant plus remarquable que le jetable est toujours préféré au lavable. C'est beaucoup plus rentable et efficace. Dans les restaurants : nappes et serviettes en papier, dans les bars-restaurants, l'intégralité de la vaisselle est jetable (en France, on aurait au moins des couverts en métal et un verre, voire une assiette). Les poubelles des fast-foods sont des plus cauchemardesques : gobelets, pailles, couvercle des gobelets, boîtes, papiers gras, etc... en quantité astronomique. Ce que nous pouvons être dérisoires avec nos cinq poubelles de tri à la maison ! Quand on achète un café, il y a : un gobelet en mousse de plastique isolante, une ceinture en carton pour ledit gobelet afin de ne pas se brûler les doigts, un couvercle en plastique, une paille (avez-vous déjà essayé de boire du café brûlant avec une paille ? moi non !)... Dans les restaurants, le café est souvent en free-refile, c'est-à-dire qu'on nous en ressert tant qu'on en veut. Il s'agit d'un jus de chaussette bouillant (il est fait avec des cafetières à filtre et laissé sur une plaque chauffante). C'est très rare qu'il soit bon (mais ça arrive tout de même).

Dans les motels, il y a toujours une cafetière dans la chambre, avec des sachets de café (café moulu dans un filtre dans un emballage plastique) parfois de plusieurs "crus" dont du décaféiné, du sucre, de l'édulcorant, de la crème. Dans les restaurants, on dépose les couverts avec la serviette en amenant le client à table, et la note est amenée quand on n'a plus besoin de rien. Efficacité maximum. Partout, les cartes bancaires sont acceptées, sauf en territoire indien, où il faut du liquide. Les pièces de monnaie sont un peu galères à gérer : 0,25 (quarter), 0,10 ; 0,05 et 0,01 dollars. En revanche, les billets sont très pratiques : ils ont le format et la résistance idéale pour les rouler.
Dans les expériences culturelles intéressantes, j'ai essayé le beurre de cacahuète. J'ai trouvé cela absolument infect ! Ca a un goût de cacahuète, c'est très gras. On a l'impression de manger du concentré de calories. Ca brûle la bouche (avis aux amateurs, moi je n'aime pas !). Après, on s'étonne que Calvin (de Calvin et Hobes, by Bill Watterson, BD culte !) pète un cable avec ses bombes glacées au chocolat au petit-dej et son sandwich au beurre de cacahuète à midi.

Bon, allez... je vais aller me balader avant qu'il ne fasse trop chaud. Puis je reprends le récit. A tout' !