Je me disais l'autre jour que le progrès était tout de même bien fait... Cette phrase ne veut rien dire ; je vais essayer de réapprendre à écrire français.

Donc... "On" a un ordinateur. La motivation première est scolaire ou bien professionnelle. "On" s'en sert tout de même pour les loisirs. Et puis tout devient interactif. "On" crée un blog, pour donner des nouvelles à la famille et aux amis (les mails groupés, au bout de quelques mois, c'est vite lassant pour tout le monde). "On" se prend au jeu et on "publie des notes" plus personnelles. "On" navigue sur d'autres blogs. Tiens... il me faudrait une webcam, tiens, il me faudrait un appareil numérique, tiens, il me faudrait quelque chose pour mettre des sons... C'est la spirale infernale !!! Et le pronom impersonnel désigne bien entendu l'auteur, qui se cache comme il peut derrière son écran.

Plus le temps passe, plus je me peux m'empêcher d'adhérer à certaines thèses de la décroissance (aussi ici et là) (bon, d'accord, ce n'est pas très sympa en ce moment pour ceux qui ont un PEA, suivez mon regard). Vous voilà prévenus, au cas où vous ne vous en seriez pas rendus compte. Mais je suis tout de même en train de taper un message sur mon ordinateur portable connecté par le Wifi (ah ! si nous avions un cable téléphonique !!!), sans trop de mauvaise conscience. Mais dès que j'aurai terminé de déblatérer, j'éteindrai la bête et la débrancherai. Il ne restera pas la moindre petite diode allumée (dommage que le routeur ne soit pas chez moi mais chez notre propriétaire. Je ne pourrai donc pas le couper).

Tout ce blabla pour faire un peu de pub : j'aime beaucoup le blog de Martin Vidberg : http://vidberg.blog.lemonde.fr/
On y trouve l'actualité traitée de manière humoristique, et souvent cela me fait bien rire.
Parfois, c'est moins léger :

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Image non libre de droits. Propriété de l'auteur Martin Vidberg. Publié avec son aimable autorisation.

Toujours est-il que je trouve qu'on pourrait dessiner la même petite saynette à propos des supports musicaux : du phonographe, on passe au microsillon puis au CD, à la qualité inégalée, pour maintenant tomber au son numérisé du MP3, très pratique mais à la qualité sonore désastreuse. Ecoutez donc, au hasard, le Requiem de Mozart (dans une version correcte et pas sur un CD de qualité AAA bien sûr) et le dernier album live de Noir Désir (Noir Désir en public, Barclay-Universal 2005) sur les deux supports, vous serez surpris de la différence ! En numérique, le son est aplati, les différentes hauteurs de ton sont écrasées, mélangées, on n'entend plus toutes les voix. Un vrai désastre sonore !
Pour un petit historique du support musical : ici.
Un article du Monde sur le sujet, qu'on trouve en intégral ici.

Et deux blogs salvateurs :
Raffa, Le grand ménage
Ecologeek, notamment pour ses "actes" sous la forme d'affiches "c'est simple mais il fallait le savoir"

Bonne lecture !