nous sombrons sous la neige. Un mètre sur le balcon, qu'il va falloir déneiger, dès que Vincent sera rentré.

Ce matin, j'ai essayé de sortir avec Alice. Cinq minutes pour mettre la main sur la pelle, qu'un petit malin avait abandonné en bas de l'escalier de la cave (enneigé, comme de juste), puis vingt minutes de pelletage intensif avec de la neige au dessus du genou, Alice dans sa poussette sur le perron. Enfin ! nous sommes sorties ! La rue était à peine dénneigée (10 cm), il a fallu tirer fort la poussette pour arriver à l'arrêt du bus, enfoui sous 30 cm de neige. Le bus était là, j'ai réussi à y monter la poussette. Il ne démarrait pas et attendait le chasse-neige. Au bout d'une demi-heure d'attente, j'ai préféré rentrer, en me disant qu'une fois en ville, j'aurais l'air maligne si aucun bus ne remontait !

Notre route est interdite aux véhicules non armés de chaînes. Ce matin, je n'ai vu qu'une voiture avec quatre (!) chaînes et un quatre-quatre, sans compter le bus, également chaîné. Le chasse-neige est passé dans notre rue vers 13 heures. Il faut aussi des chaînes en ville.

Le risque d'avalanche est au plus haut, cinq sur une échelle de cinq. La campagne a pris 70 cm dans la nuit. De nombreuses routes sont fermées. En Haute-Autriche, les pompiers font tomber la neige des toîts(les avalanches de toît sont très dangereuses), en Styrie, des maisons ont été évacuées. Les écoles sont fermées.