Nous avons profité de notre escale à Paris pour nous "culturer" un peu et sommes allés voir l'exposition des photos de William Eggleston à la Fondation Cartier pour l'art contemporain.
Le bâtiment déjà à lui seul vaut la visite : jeu des surfaces vitrées dans un écrin de verdure (œuvre de Jean Nouvel, métro Raspail).
Les photos sont exposées au sous-sol. Nous sommes accueillis par l'homme invisible qui joue du piano à queue dans un salon tendu de rouge. Depuis les cartes perforées des pianos mécaniques, la technologie musicale a fait un bond en avant. Il s'agit en fait de l'enregistrement d'un morceau joué par le photographe, et reproduit, mouvement des touches y compris.
Les photos, uniquement prises à Paris, m'ont paru au premier abord assez banales. Mais peu à peu, il s'en est dégagé beaucoup de charme. Les couleurs, les formes, le "moment" photographique, s'associent pour faire de chaque cliché est un petit joyau, un pur moment de grâce et de poésie, jeux des formes, des couleurs, importance de l'instant. Si je suis restée assez hermétique aux parallèles avec les dessins du photographe, présentés en parallèle, les photos m'ont beaucoup plu et je vous engage, si vous en avez l'occasion, à visiter cette exposition.
En parallèle, sont exposées les peintures de Beatriz Milhazes (conseillée par Elle).
Sur le site de la fondation, vous pouvez trouver une vidéo, un dossier sur William Eggleston, et bien sûr quelques photos.