Il y quelques semaines, Arte a proposé un documentaire plutôt intéressant (je sais, c'est un pléonasme) sur l'obsolescence programmée, ou comment les industriels réussissent à faire en sorte que les objets de consommation courante s'usent plus vite qu'ils ne devraient pour que nous dussions les remplacer.

Ainsi, j'ai acheté, lorqu'Alice a commencé à grignoter du pain, un mini-aspirateur car je n'en pouvais plus de balayer ses miettes, et n'avait pas le courage d'aller chercher dix fois par jour le gros aspirateur dans son recoin. La bête aura duré moins de deux ans. Youpi ! Je vais en acheter un neuf ! Quelle arnaque !

La version plus subtile de l'obsolescence programmée est le design. Oh ! il y a de nouveaux aspirateurs tout beaux, tout mieux, je vais changer le mien, qui est vieux et moche, même s'il aspire toujours aussi bien ! J'ai failli m'y faire prendre en voyant un aspirateur tout compact, tout démontable et sans sac. Le bonheur de la ménagère ! Heureusement que je l'ai essayé. Il était tellement puissant qu'il aspirait certes la saleté, mais aussi le linoléum ! Là où l'aspi passe, tout trépasse.

Mais bon... notre bon vieil aspirateur âgé d'au moins douze ans commençait à donner des signes de faiblesse. Du coup, je me disais qu'il faudrait y passer, le remplacer. Au moins, c'était de la qualité celui-là. Et puis... illumination ! Et si on changeait le sac ? Miracle ! C'est reparti comme en quarante ! Pas d’obsolescence programmée sur ce modèle !