Comme beaucoup qui s'essaient à la couture, je n'aime pas l'étape, pourtant indispensable, du surfilage. Suivant le patron et le degré de finition souhaité, je surfile soit à l'ancienne, chaque pièce séparément avant couture, soit à l'arrache, les morceaux de tissus cousus ensemble (ce qui ne permet pas d'ouvrir les coutures au fer). A chaque fois, je peste contre le temps passé et la quantité de fil engloutie.

Et puis j'ai rêvé d'une surjeteuse. Une machine qui coud et surfile (et retaille le bord du tissu) en une seule opération, d'où un gain de temps phénoménal, et les finitions sont nettes, comme celles des vêtements de confection. Mais, car il y a forcément un mais... Cela ne pouvait pas être si beau !
- les pièces du patron sont cousues et surfilées en même temps, donc on ne peut pas ouvrir les coutures... C'est un choix...
- les finitions sont celles de vêtements de confection... c'est-à-dire que si par malheur un fil était mal arrêté ou venait à se rompre... il devient très difficile pour ne pas dire impossible de faire une reprise correcte. La couture se défait sur des centimètres et des centimètres et il n'y a aucune marge de tissu pour rattraper un accroc ou un ourlet. La mode jetable se coud à la surjeteuse. J'ai passé il y a deux jours près de deux heures pour essayer de recoudre proprement une blouse en voile qui avait un accroc à l'ourlet. Mission impossible... 2 mm de marge de couture ! Que voulez-vous faire avec cela ? Le tissu se décomposait (si si) au fur et à mesure de mes essais de reprise... Au final du bricolage ni fait ni à faire, qui j'espère ne se voit pas trop.
- et cerise sur le gâteau ou bobine sur la surjeteuse, au choix... Moi qui trouve que la machine à coudre utilise déjà trop de fil, je me suis rendue compte que c'était quatre fois pire avec la surjeteuse, et qu'en plus, il lui fallait quatre bobine par couleur. Argh !

Donc... la surjeteuse restera avec la machine à pain... c'est-à-dire dans le magasin !!!