Mardi, il y avait grève de cantine à l'école. Du coup, Alice a "séché" la maternelle l'après-midi et je l'ai emmené en vadrouille avec moi. Direction deux communes contigües de l'ouest de Strasbourg : Oberhausbergen et Mittelhausbergen.

Le centre-ville de Mittelhausbergen est très joli, avec de vieilles maisons et fermes alsaciennes (très) restaurées. Je m'y rendais pour me rendre compte par moi-même de ce qu'on pouvait trouver à la Grange à laine, dont on m'avait fait grand'cas. En fait, à chaque personne susceptible de me renseigner sur où trouver de la laine à Strasbourg, j'obtenais le même sésame.

Làs... Le lieu est très chouette et assez hallucinant : une immense salle remplie de fils. Notez la nuance, je n'ai pas écrit laine. Je n'y ai trouvé qu'une dizaine d'écheveaux de laine de pays (laine espagnole, filée en Turquie, d'une marque américaine. No comment). On y trouve surtout des fils mélangés, beaucoup de synthétique. On peut en cherchant bien y dénicher quelques merveilles (un peu de Noro mais peu de choix au niveau des coloris, quelques pelotes de Textiles de la Marque), toujours pas d'aiguilles circulaires. En fait, on y trouve essentiellement Katia, Lang, Lana Grossa, des grosses filatures qui ne font pas vraiment dans l'artisanat.
Bref... A moins d'un besoin irrépressible de Silk Garden Lite, je n'y remettrai pas les pieds.

(Pour celles que ça intéresse, il y a à Strasbourg Elle tricote, très chouette, où il faut vraiment aller jeter un coup d'oeil sur les créations de la propriétaire,  mais un choix somme toute assez limité (Lang, certains fils Noro, un peu de Rowan), La Droguerie bien sûr (donc uniquement leurs produits) et Phildar (très forts en design, mais leurs fils - no comment)).


Je reprends le fil.

Nous avons repris la voiture pour quelques kilomètres, sans trouver de pompe à essence (ah! le GPS ! Nul de nul... Il m'indiquait rien moins que quatre stations depuis la maison, je n'en ai vu aucune ! Nous avons eu le même déboire dans le Beaujolais avec Vincent). J'ai trouvé ce que je cherchais : la coopérative Hop'La. Un parking qui sent bon la bouse de vache, un pré givré devant et... enfin ! le remplaçant de ma chère et regrettée Bauernkiste (bon, qui arrivait au pied de l'immeuble - petit détail). Des fruits et légumes de saison locaux (agriculture raisonnée), que je peux choisir (grosse différence avec une AMAP), qui plus est moins cher qu'au supermarché (en même temps, ce n'est pas difficile quand les pommes y sont vendues 2,60 euros le kg et les pommes de terres 3,50 ! Là, les deux kilos de pommes de bien meilleure qualité étaient vendues 2,20 et pour 3,50, il y avait 5 kg de PdT), de la viande, des produits laitiers (même du lait cru !), des (vraies) tisanes à gogo, des pommes séchées, du vin, du miel et j'en oublie. Oh ! Ils vont me revoir. Et en plus, la caissière m'a indiqué où trouver une pompe à essence (il y avait un piège : elle m'a dit Auchan et c'était Super U).

Nous sommes ensuite allées chercher Amélie qui nous attendait sous le grésil avec quatre petits garçons dans le jardin de la crèche. Ces cinq là avaient demandé à sortir, quand tous les autres étaient planqués au chaud. Petite pensée pour les éducatrices qui les surveillaient.