Atterrissage
Après quelques mois passés en apesanteur sur la lune, je retombe les deux pieds bien ancrés dans la terre ferme.
Pour le meilleur.
Résultat des courses ou de l'art des listes
Si nous reprenons la liste d'Alice, nous avons tout fait ! Elle n'en revenait pas (et moi non plus, à vrai dire). Les patrons des robes ont été reportés, découpés, et les tissus eux-mêmes coupés.
Nous avons même réussi à lire je ne sais combien d'histoires, à faire pas mal de vélo, à aller au parc avec Jua, Lauriane et Markus, cueillir des fleurs.
De mon côté, j'ai réussi à poster les messages prévus sur ce blog, à trier mes boutons (un imprévu), à perdre du temps sur internet, à beaucoup cogiter à un improbable projet, à lire quelques chapitre d'un roman (Sépharade d'Eliette Abécassis).
Une révélation, dont je vous parlerai peut-être plus longuement : Emily Dickinson. J'en connaissais des fragments, lus au hasard de mes lectures, vers aussitôt lus, aussitôt appréciés, aussitôt oubliés. Et puis il y a eu ce message de Kate Davies. J'en ai des frissons encore en le relisant. Vincent m'a offert un grand volume de ses oeuvres - édition bilingue de qualité. Je me régale et ai de la lecture pour un moment.
Encore un peu de lecture. Midges power ! J'aime beaucoup lire le blog de Kate Davies. Ses photos sont superbes, ses textes très bien écrits me réconcilient avec l'anglais, j'ai de plus en plus envie de découvrir l'Ecosse - réminiscences romantico-gothiques de l'adolescence - et certains de ses modèles de tricot me font très envie. Ancienne universitaire, elle transcende les séquelles d'un accident cardio-vasculaire avec grand style.
En revanche... le ménage attendra le retour de Vincent (de toutes façon, il n'était pas sur la liste d'Alice) et mon tricot n'a guère avancé.
Joyeuses Pâques !
15 gr de levure fraîche + 10 mL lait + 3 CS farine, 15 mn à température ambiante.
550 gr farine + 70 gr beurre + 1 CC sel + 1 CS sucre + 1 oeuf battu + ca 200 mL eau + levure. 40 mn levée.
Four (embué) à 210° env. 40 mn.
Préparés et façonnés par Alice.
Frère Jacques
La semaine dernière, dans le cadre du thème de l'année, l'artisanat, nous avons emmené les enfants du Kindergarten visiter le fondeur de cloches d'Innsbruck. On sort un peu du cadre de l'artisanat mais cette fonderie est très ancienne et le travail a peu évolué depuis le Moyen-Age.
Jeudi dernier, nous avons donc pris le tram pour la Grassmayr Glockengiesserei, fondée au XVIème siècle. On nous y a raconté l'histoire des cloches et les étapes de leur fabrication. Les enfants ont pu expérimenter le son des différentes cloches, en fonction de leur taille et du métal dont elle sont faites. Celles qui ont le meilleur son sont en bronze. Les vibrations ont été ressenties grâce à une cloche renversée emplie d'eau et en grimpant dans un bol chantant.
Nous n'avons pas pu voir le travail du fondeur car le lendemain était fondue une grosse cloche, commande d'un monastère orthodoxe sur le mont Tabor en Israël. A défaut, nous avons pu voir les préparatifs : le moule de la cloche était dans son trou, recouvert de terre tassée, l'ancienne fonderie était entièrement remplie de bois, deux fours avaient été préparés pour pouvoir fondre suffisamment de métal, les lingots d'étain étaient prêts à être ajoutés au cuivre en fusion. Le fondeur était rendu anxieux par la météo : s'il faisait du Foehn, la cheminée ne tirerait pas assez et il ne pourrait pas atteindre la température nécessaire. Les fours devaient être allumés le soir même. Je n'ai pa pu retrouvé la coupure de journal lue après la visite. Il y était expliqué qu'il s'agissait de la plus grosse cloche jamais fondue à Innsbruck et que le monastère avait passé commande auprès d'une fonderie allemande mais que le son de la cloche obtenue n'était pas assez bon, d'où nouvelle commande auprès de Grassmayr.
Il s'agit d'un savoir ancestral, transmis de génération en génération depuis le XVIème siècle, avec quelques secrets bien gardés.
La fonderie ne fait pas que des grandes cloches. Elle fond également des instruments de musique (cloches, clochettes, bols chantants), des cloches pour les vaches bien sûr (de vraies cloches, pas faites de métal plié comme celles que j'avais l'habitude de voir enfant en Auvergne, le son est vraiment différent, beaucoup plus cristallin, porte plus loin et dure plus longtemps), des panneaux, des oeuvres d'art etc... La fabrication des canons a été arrêtée.
Pour aller plus loin :
- le site de la fonderie, très détaillé (on peut même y jouer de la musique et entendre les différentes notes des cloches. On y découvre aussi les autres produits de la fonderie). Malheureusement uniquement en allemand, mais avec de nombreuses photos.
- la page wikipedia, en français et plutôt sur les cloches françaises ; très complète.
- un aperçu rapide des étapes de fabrication d'une cloche
Programme du week-end
concocté par Alice.
"Jouer avec les petites choses (cad Playmobil, Petit Poney, etc... Les jouets auxquels Amélie n'a pas le droit de toucher)
Préparer des brioches en forme de lapin
Ecrire des cartes postales avec des autocollants
Faire de la peinture
Coudre les robes pour le mariage de Fabien
Un petit peu de gymnastique
Acheter du fil et des yeux pour les lapins
Faire un gâteau comme au Kindergarten
Faire des découpages et écrire avec les feutres
Manger des glaces"
C'est bizarre, il n'y a pas faire le ménage, étendre le linge et autres occupations passionnantes. J'ai toutefois bon espoir que nous arrivions au bout de la liste. Heureusement que nous avons quatre jours et qu'il pleut (du coup, pour les glaces, il faudra tout de même que la météo soit un peu plus clémente).
Hier après-midi nous avons fait une grande ballade, Alice en draisienne. Elle va très très vite. Nous allons maintenant préparer les brioches.
Maria
Notre premier appartement à Innsbruck était dans une ancienne pension construite en 1927. Sur la porte d'entrée, se trouvait un vitrail d'une Vierge à l'enfant, qu'un malencontreux claquage de porte a brisé.
L'art du vitrail est encore très présent au Tyrol et de nombreuses maisons en arborent encore aux fenêtres.
Nous avons déménagé l'été dernier. Notre appartement se trouve désormais dans une maison bâtie à la fin du XVIème siècle. On y trouve sur le fronton de la façade une mosaïque de Notre-Dame-de-Bon-Secours, omniprésente à Innsbruck (un quartier entier lui est même dédié : Mariahilf).
Une représentation de Notre-Dame-de-Bon-Secours par Cranach l'Ancien se trouve dans la cathédrale Saint-Jacques d'Innsbruck. Elle est l'objet de la dévotion de nombreux fidèles et constitue une étape d'une des routes de pélerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez lire cet article d'un professeur de théologie de Strasbourg, J. Cottin.
Bande annonce
Comment ça, je ne donne plus de nouvelles ? Comment ça, ce blog est à l'abandon ? Comment ça, plus de photos des filles sur leur blog dédié ? Comment ça plus de chroniques autrichiennes ? Comment ça, plus de recettes ?
Serais-je légèrement débordée ? Allons... ce n'est qu'un mythe !
En fait, nous avons déménagé sur une île déserte sans ordinateur, sans tâches ménagères, sans travail, sans microbes ni virus, et sans enfants.
Mais qu'est-ce qu'on s'ennuie !!! - sauf des microbes & Cie, vous auriez deviné.
Donc, bientôt sur cette page, du rire, des larmes, du sang, du manger, du boire, des mailles, de la lecture, des images... La vie, quoi !
En vrac, des cloches (mais pas de Pâques), de la neige (et oui, il y en a encore !), de la religion (si peu), un lapin (mais pas de Pâques), de la chirurgie lourde (ben oui, pour le sang - allez, poisson du 2 avril). Ce week-end, je remplis les trous.
Land Art
Un matin à l'arrêt du bus
Un petit tour et puis revient
Le week-end dernier, Daby, Robin, Kenia et Gabriel nous ont rendu visite. L'occasion d'une (re-)découvrir en famille Innsbruck et ses environs.
Vendredi matin, nous nous sommes promenés dans la vieille ville d'Innsbruck : Altstadt, Dom (cathédrale), Goldenes Dach (Petit toit d'or), arcades, Annasaüle (colonne de Sainte-Anne)... et l'après-midi nous avons pris la voiture jusqu'à Grammartboden où Gabriel, Robin et Alice se sont roulés dans la neige et ont fait de la luge-pelle (Rutschplatte).
Le samedi après-midi, nous avons pris la voiture pour Alt Bärenbad (le vieux bain des ours) où se trouve une petite piste de luge. Làs, il faisait tellement chaud (sic) que la neige collait aux patins des luges (en bois et métal, les vrais des vrais : Rodeln) et que nous avons vu en direct plusieurs avalanches. Vraiment impressionnant. Nous avons pris qui un café, qui un chocolat à l'auberge, vieille de 400 ans, puis sommes rentrés à Innsbruck.
Le dimanche fut presque marathonien. Nous avons essayé de trouver du vin pour Gabriel, mission impossible un dimanche en Autriche (seule la supérette de la gare et les magasins de souvenirs dans la vieille ville sont ouverts). Puis, pendant la sieste des filles, nous avons pris le funiculaire pour Hungerburg. L'après-midi, nous avons annulé notre excursion à l'Alpenzoo car le temps n'était vraiment pas terrible et nous avons pris la voiture pour Hall-in-Tirol en passant par les Martha Dörfer : Mühlau, Arzl, Rum, Thaur und Absam, une très jolie route qui suit la vallée en hauteur et traverse ces villages (qui sont ausi le berceau des confréries de carnaval, nous reviendrons). Nous avons flanné dans la ville médiévale de Hall, ville médiévale puis sommes allés dîner à Berchtoldshof, dans une ferme vieille de 500 ans rénovée il y a une vingtaine d'années.
Feu d'artifice
Attention, ça pique un peu les yeux (sans parler de la qualité de la photo). Un peu en retard mais je voulais finir les moufles d'Alice.
Juste pour s'occuper les doigts devant la télé...
Snapdragon flip-flop d'Ysolda en SMC extra soft merino, en utilisant uniquement la partie rouge de la pelote
Bonnet korrigan de Solenn taille bébé en Surnaturelle noisette de La Droguerie
Bonnet à chevron de Rêve de bébé de la Droguerie en SMC extra soft merino, en utilisant les parties roses et violettes de la pelote
Moufles impromptues de Solenn en Zimba Fix soleil (20% acrylique, argh... mais c'était le bon métrage et Alice a choisi la couleur).
Et maintenant, on va lire un peu... (forcément, c'est plus compliqué devant un écran, mais nous n'avons pas la télé).










