Je ne poste pas souvent de message, mais aujourd'hui, j'ai enfin quelque chose à raconter.

Le 31 décembre, nous étions restés sagement à la maison avec Alice, admirant de notre balcon la débauche de feux d'artifice (les fusées sont en vente libre en Autriche) sur la ville. La vue est extraordinaire : nous voyions les lumières de la ville et deci-delà, au hasard, exploser des fusées. Oh ! la belle verte ! Oh ! une dorée ! en attendant minuit et sa débauche d'explosions.

Là où cela a failli devenir moins drôle, c'est qu'il y a une sorte de terrain vague juste à côté de la maison. Beaucoup s'y étaient retrouvés pour faire partir fusées, pétards, feux de bengale... Finalement, le mûrier a pris feu... Un joli feu de broussailles qui a vite pris de la hauteur et risquait de menacer directement la maison. Les voisins ont tenté de l'étouffer avec des pelles et un extincteur et y sont presque arrivés. Nous avons appelé les pompiers (122 en Autriche). Ils sont arrivés à deux camions, une douzaine d'hommes... Un peu l'impression d'avoir déclenché une réaction disproportionnée ! Mais en fait, la braise couvait toujours et la lance anti-incendie est entrée en action. Ensuite, petite séance photo et remerciements pour les soldats du feu, qui ont eu beaucoup de succès à Hungerburg ! Merci, les gars !

Minuit a sonné alors que nous cherchions dérisoirement des seaux. Les pompiers sont arrivés en quelques minutes. Entre les sirènes, les fusées, les pétards, Alice a fini par se réveiller (j'avais ouvert la chambre à cause de la fumée et préparé couvertures et bonnet s'il fallait sortir), mais elle s'est rendormie un quart d'heure plus tard sans trop de panique.

Bonne année !!!

Pour continuer en beauté, nos jardinières qui étaient placées à l'extérieur du balcon sur une étagère en bois prévue à cet effet ont fini par dégringoler. Je m'en suis aperçu ce matin. Elles ont dû tomber entre cette nuit et avant-hier, sans qu'on s'en rende compte, et sans blesser personne heureusement (entre le poids de la terre gelée, celui des jardinières en béton et celui des poutres pourries (ce qui explique la chute), nous avons eu de la chance). Cela aurait été dommage d'écraser un pompier !

Et pour finir, nous sommes allés hier voir la magnifique cascade de glace qui suinte d'une falaise le long de la route : un véritable orgue de cristal. Je n'ai pas pu y accéder car le sol était par trop inégal (blocs de glace, terre gelée, broussailles...). Vincent y a été prendre des photos en la rejoignant depuis la route. Au retour, un monsieur me demande dans le bus si ce n'est pas ma roue, par terre... Et effectivement ! La poussette d'Alice a perdu une roue ! Bon, il en reste cinq, ce qui m'a permis de tout de même rentrer sans trop me "misérer" (et sans réveiller Alice qui s'était endormie dans son nouveau sac de couchage), mais il va falloir bricoler un peu.

Voilà ! Rien de grave, mais de l'animation pour bien commencer l'année sans s'ennuyer. Demain, nous allons essayer d'aller voir les qualifications de saut à ski, dans le cadre du Tournoi des quatre tremplins.